Histoire & Valeurs du Francombat

L’histoire et les valeurs du Francombat réside en trois piliers : Technique, Mental et Stratégie, en unissant Force, Respect, Adaptation, et la Non-opposition

Les créateurs de la Fédération de Francombat

En 1981, après de longues années de pratiques martiales, les fondateurs de la discipline Alain BASSET et Dominique DUMOULIN-LAUPIES mettent au point, avec un succès majeur auprès des pratiquants, une discipline totalement novatrice.

À gauche sur la photo :
Maître Alain Basset, Maître expert du Francombat, qui pratique des arts martiaux depuis 1960.

À droite sur la photo :
Maître Dominique Dumaulin-Laupies, qui a pratiqué des arts martiaux de 1947 à 1997, l’année de son décès.

Leur art de combat est fondé sur une approche stratégique. Ils savent que sans technique rien n’est possible mais que sans stratégie, l’efficacité est faible. Ils visent l’efficacité réelle dans tous les cas. Pour cela, ils veulent former le « Guerrier », celui qui sonne le plein et non l’homme de simple apparence.

FRANOMBAT : Force, Respect, Adaptation et Non-opposition

Les valeurs du Francombat se retrouvent d’abord dans ses quatre premières lettres F R A N

F désigne la Force

Le combat nécessite toujours de la force physique pour réaliser les techniques. Mais elle suppose aussi une vraie force mentale, interne pour les accomplir. Cette lettre F doit se décliner dans toutes ses dimensions et dans tous les entraînements.

R désigne le Respect

  • Respect d’autrui pour toujours percevoir l’humanité de l’autre. C’est un partenaire dans l’entraînement.
  • Respect de l’enseignant. Il forme aux techniques, au mental et surtout à l’accomplissement de soi.
  • Respect de soi, de son apparence, de ses valeurs, de sa dignité.
  • Respect du lieu d’entrainement. Le tapis ne doit jamais être chose commune. Il convient donc de respecter le salut au tatami, le salut à l’enseignant comme le salut du partenaire.
  • Respect de la loi, notamment en ce qui concerne les notions de « légitime défense ».
  • Le Respect suppose la Rigueur. Elle est dans tous les enseignements pour éviter l’approximation dans les techniques. L’à peu près est préjudiciable car sans rigueur, point d’apprentissage réel.

A désigne l’Adaptation

L’adaptation est très utile pour faire face aux conditions externes et internes du combat. Elle permet de développer de nouvelles aptitudes d’agilité, de plus grandes réactivités.
Elle suppose de savoir s’adapter à soi, au partenaire comme à l’adversaire, aux changements et à l’inattendu, à l’environnement.
S’adapter développe l’intelligence cognitive et émotionnelle.
AInsi, elle apprend à être plus résistant, pour conduire le combat plutôt que de le subir. En réagissant mieux et plus vite, on apprend à savoir durer.

N désigne la Non-opposition

« Un combat évité est un combat gagné ! »
Ne pas s’opposer, c’est ne pas affronter l’adversaire directement, ni sur sa stratégie, ni sur sa technique. La réponse à son attaque peut être d’ordre technique (la plus facile, quoique) ou d’ordre stratégique (et tellement plus fine).

Ces quatre valeurs fondatrices du Francombat sont applicables à chaque situation de vie. Elles sont une ressource certaine pour faire face aux petits comme aux grands Combats de la vie !

La technique

La technicité concerne le corps. C’est la première demande des élèves. Elle procure habileté, savoir-faire et compétence. En formant l’outil d’attaque ou de riposte, en l’adaptant aux multiples situations de combat, elle étend les capacités à faire face à condition de parler vrai. Ainsi formé, l’élève peut viser la perfectibilité de sa technique. En acceptant une méthodologie qui lui procure plus de confort, il devra aussi apprendre que la technique a comme adjoint le mental et la stratégie pour l’initier à savoir repousser ses limites.

Techniques de poing, de pied, de coude ou de genoux, mais aussi projections, immobilisations, clés,… sont des outils indispensables à l’efficacité sur le terrain.

Le mental

Faire face à un conflit (un vrai !) suppose de disposer d’un mental solide dans un corps éprouvé (par la technicité). Insuffisamment formé pour la plupart, il exige une préparation en amont sous peine de voir s’installer le doute.

Il devra tout mettre en œuvre pour posséder un esprit non entravé par l’émotion, le doute, le stress… et disposer d’une volonté inébranlable qui ne soit pas que simple motivation.

Ainsi préparé, le Francombattant forge une image de soi solide et développe la confiance en soi ainsi que la maîtrise de soi nécessaire aux combats de la vie.

La stratégie

C’est l’élément central de l’enseignement. La stratégie s’appuie sur trois éléments majeurs mouvement, distances et environnement. L’adaptation coiffant le tout. Toute technique bien apprise doit être au service de ces trois éléments.

Être stratège, c’est viser l’efficacité et donc mettre en œuvre le mouvement des corps comme celui de l’esprit dans le respect des distances et cela quel que soit le terrain.

Trois grands principes régissent les combats pour vaincre un adversaire :

  1. La liberté d’action afin de se soustraire à la volonté de l’agresseur en n’acceptant pas ses conditions. Ainsi, oser prendre l’initiative. est un facteur essentiel pour préserver sa liberté d’action.
  2. L’économie des forces, pour les préserver et n’en dépenser que le strict nécessaire.
  3. La concentration des efforts consiste donc à imaginer (en amont dans l’entraînement) puis à mettre en œuvre (sur le plan tactique) un ensemble de frappes ou d’actions qui visent à modifier les équilibres de l’adversaire, son rapport de force.

Ce rapport de force, si simple soit-il en apparence, mérite une attention toute particulière.

L'histoire et les valeurs du Francombat réside en trois piliers : Technique, Mental et Stratégie, en unissant Force, Respect, Adaptation, et Non-opposition
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